Bac SVT Série littéraire (L)
Septembre 2009
Durée de l'épreuve: 1 h 30 - coefficient : 2
Le candidat traite la partie I et la partie II
(les questions portant sur la physique/chimie n'apparaissent pas ici)
PARTIE I THEME OBLIGATOIRE (12 points)
ALIMENTATION ET ENVIRONNEMENT
LES CONSEQUENCES D'UNE RATION ALIMENTAIRE DESEQUILIBREE
Question 1 (SVT) (4 points) Restituer des connaissances
a. Rappeler quels besoins doit couvrir une ration alimentaire équilibrée.
b. Ces besoins peuvent varier. Citer les paramètres dont ils dépendent.
Document 1 : Troubles dus à une carence en iode
Les troubles dus à une carence en iode (TDCI) sont particulièrement répandus dans les régions montagneuses de la planète. Les régions présentant les plus grandes carences comprennent l'Himalaya, les Alpes européennes et les grandes montagnes de la Chine. Les TDCI sont très communs dans les basses terres fréquemment inondées. Dans les montagnes comme dans les régions inondées, l'iode que l'on trouve dans le sol est lessivé, ce qui réduit la teneur en iode des cultures.
L'adjonction d'iode au sel a virtuellement éliminé les désordres liés à la carence en iode dans les régions montagneuses des pays industrialisés d'Europe et d'Amérique du Nord. Au cours des 15 dernières années en particulier, les trois quarts des pays en développement ont mis en oeuvre des législations prévoyant l'iodisation du sel. Aujourd'hui, plus des deux tiers des ménages obtiennent du sel suffisamment iodé. Cependant, les conditions d'accès varient considérablement. Si l'on veut éliminer la carence en iode à l'échelle mondiale, il faut élargir l'accès au sel iodé et améliorer le contrôle qualitatif de sa teneur en iode.
Source : FAO
Document 2 : Quelques exemples d'action
Le goitre est une augmentation anormale du volume du cou par suite d'une hypertrophie* de la glande thyroïde située à la base du cou. Cette hypertrophie est liée à un fonctionnement insuffisant de la glande.
Des observations et des dosages de l'eau ont été réalisés :
1. Dosages effectués dans deux localités suisses avant la prise de mesures législatives.

2. Aux Pays-Bas, le changement de l'eau potable distribuée dans une localité (Kampen) fit augmenter la proportion de goitreux dans la population ; or si « l'ancienne » eau contenait 100 a 200 µg d'iode par litre, la « nouvelle » n'avait que 10 µg par litre.
3. Inversement, le goitre n'a pratiquement jamais été constaté chez les Japonais, grands mangeurs de Poisson ; or tous les produits de la mer sont des aliments riches en iode (plus de 0.01 mg pour 100 g).